Après le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel, voici le bore-out qui serait lui un syndrome d’épuisement professionnel résultant de  »l’ennui au travail ».

canstockphoto10433948-2Serait-ce là une nouvelle pathologie ?

Ou encore une nouvelle injonction faite à l’entreprise : le salarié ne doit pas  »s’ennuyer ».

Pourra-t’on demain poursuive son employeur aux prud’hommes pour ennui au travail ?

La simple formulation de ce  »syndrome » doit en tout cas nous interroger sur les mutations du travail et plus largement sur la place du travail dans la société.

(Manager par la confiance 2)

Lors de la révolution industrielle, Henry FORD se demandait pourquoi chaque fois qu’il demandait une paire de bras, il y avait un cerveau qui venait avec (« Why is it every time I ask for a pair of hands, they come with a brain attached ? ») !

temps-modernes-19-g
Les temps modernes – Charlie Chaplin – 1936

 

Au cours de son histoire, le management ne s’est pas construit sur la confiance  au sein des  grandes entreprises (Voir l’article : « Manager par la confiance ? ») : division, standardisation,  »procéduralisation » du travail ont réduit l’autonomie des acteurs, parfois jusqu’à en faire des quasi-automates…

Alors, le management, système de domination ?

2000px-US-FBI-ShadedSeal_svg« Les agents sur le terrain et leur manageur de proximité seraient mieux à même de mettre en place des solutions rapides et efficaces (…) pour prévenir des (…) risques. Bien que le personnel du siège ait (…) été d’une aide incommensurable (…), j’ai beaucoup de mal à penser à des cas résolus par eux et je peux en nommer plusieurs qu’ils ont foirés” ! La prise de décision est  intrinsèquement plus efficace et plus rapide quand elle est décentralisée plutôt que concentrée. »

On pourrait croire cette citation issue d’un cadre de (presque) n’importe quelle grande entreprise… mais auriez-vous spontanément pensé au FBI ?

2016-06-22_15h31_34L’émergence du management est généralement associée à la révolution industrielle et au développement de l’industrie… mais saviez-vous que l’on employait avant cela le mot management dans l’agriculture, le soin médical de la mère ou du nourrisson, l’administration d’un foyer (dans laquelle le manageur est une ménagère !) ou la direction d’une école ?

Dans  »Le maniement des hommes, essai sur la rationalité managériale » Thibault LE TEXIER nous montre comment les ingénieurs de la révolution industrielle appliquant les principes du management à l’industrie et aux hommes l’ont progressivement transformé dans sa nature, pour aboutir au management que nous connaissons aujourd’hui.

Quelques idées à retenir…

2016-04-01_11h55_04.png

Ça ne sonne pas aussi bien que « l’entreprise libérée » de GETZ et CARNEY.

Ce n’est pas aussi radical que HAMEL et sa « fin du management ».

Mais partageant avec ces auteurs certains constats sur l’évolution des organisations, l’ANACT et son « management du travail » propose une approche pragmatique de l’évolution des pratiques managériales, plaçant le manageur de proximité et le travail au cœur de ce dispositif.