Après le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel, voici le bore-out qui serait lui un syndrome d’épuisement professionnel résultant de  »l’ennui au travail ».

canstockphoto10433948-2Serait-ce là une nouvelle pathologie ?

Ou encore une nouvelle injonction faite à l’entreprise : le salarié ne doit pas  »s’ennuyer ».

Pourra-t’on demain poursuive son employeur aux prud’hommes pour ennui au travail ?

La simple formulation de ce  »syndrome » doit en tout cas nous interroger sur les mutations du travail et plus largement sur la place du travail dans la société.

(Avis de tempête sur les offices de tourisme 2)

Les offices de tourisme doivent articuler leur activité la plus emblématique pour le grand public (accueil, information, renseignement et conseil touristique) avec leurs  »nouvelles » fonctions d’agence de développement économique et/ou territorial au service d’une collectivité territoriale soumise à des contraintes financières importantes.

Ébranlés par l’impact de la révolution numérique, ils subissent également de plein fouet les conséquence de la loi NOTRe qui impose à bon nombre d’entre eux à se regrouper à marche forcée, pour épouser les contours des nouvelles intercommunalités.

2016-12-13_15h30_38

Triple chantier que de :

  1. devoir se restructurer à (très) court terme,
  2. se refonder à moyen / long terme
  3. faire évoluer équipes, pratiques et compétences dans l’entre deux.

Dans ce  contexte :

  • Comment faire vite, ce qui devrait prendre du temps ?
  • Comment être prêt à répondre à des demandes dont les commanditaires ignorent souvent encore tout ?
  • Comment commencer à agir sans paraître forcer la main du commanditaire ?
  • Comment articuler les enjeux d’acteurs de plus en plus nombreux alors que sa tutelle n’est pas encore en capacité de jouer son rôle d’arbitre ?

Petite analyse des problématiques…

2016-11-30_09h29_10Au sein du Cabinet Orizon, nous constatons souvent que la reconnaissance est l’un des problèmes majeurs des organismes où nous intervenons.

Une étude(*) récente auprès de DRH conforte cette observation de terrain. Les DRH interrogés pointent que la politique de reconnaissance de leur entreprise n’est pas satisfaisante (54%).

Plus intéressant, ils font le constat que la reconnaissance est trop majoritairement fondée sur l’atteinte des résultats. Lorsque ces résultats ne sont pas atteints, elle prend rarement en compte l’investissement des collaborateurs, même lorsque la non atteinte de ces résultats résulte de causes qui leur échappent…

A méditer !

Il y a encore huit ans, les Offices de Tourisme et leurs collaborateurs pouvaient vivre tranquillement dans un univers stable et sécurisant.

Bien sûr, quelques Cassandre pouvaient pointer que tout n’était pas si rose, que des nuages s’accumulaient au loin… Bien sûr, quelques précurseurs se préoccupaient déjà du monde d’après…

Mais qui aurait pu prévoir qu’en si peu de temps ces structures devraient subir un tel déchaînement des éléments ?

2016-10-04_07h50_45

Révolution numérique, impact des contraintes financières des collectivités qui les financent et aujourd’hui loi NOTRe… obligent tout à la fois à une redéfinition des missions, à une évolution des processus et des pratiques professionnelles et à une refondation juridique et institutionnelle à travers des fusions, des mutualisations, des mises en réseaux…

Autant de questions qui placent les organismes de tourisme dans la contradiction d’agir dans le court terme sur des sujets qui impliquent le moyen et le long terme…

Avis de tempête !