(Manager par la confiance 3)

Le salariat est-il condamné ?

Malgré le développement de l’auto-entreprenariat et l’uberisation de la société, c’est encore loin d’être le cas.

2018-02-12_17h15_00Cela génère pourtant un amusant retournement historique : la précarité associée à ces formes alternatives de développement de l’activité économique conduit à faire du  salariat un statut enviable… alors même qu’il résulte initialement de la domination du  »capital sur le travail » et  »de l’aliénation du travailleur » .

2018-01-08_16h20_32« Le travail est bien plus complexe que sa description théorique. Il n’est jamais une simple exécution de la tâche prescrite, mais comprend aussi l’ajustement aux situations concrètes, des inventions de manières de faire qui singularisent l’activité, le détournement de moyens pour dépasser les obstacles… Il y a toujours un écart entre la tâche et l’activité. »

Margherita Nasi – Le Monde – 9/01/2017

A propos du livre : « La créativité au travail » de Gilles Amado, Jean-Philippe Bouilloud, Dominique Lhuilier et Anne-Lise Ulmann.

Après le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel, voici le bore-out qui serait lui un syndrome d’épuisement professionnel résultant de  »l’ennui au travail ».

canstockphoto10433948-2Serait-ce là une nouvelle pathologie ?

Ou encore une nouvelle injonction faite à l’entreprise : le salarié ne doit pas  »s’ennuyer ».

Pourra-t’on demain poursuive son employeur aux prud’hommes pour ennui au travail ?

La simple formulation de ce  »syndrome » doit en tout cas nous interroger sur les mutations du travail et plus largement sur la place du travail dans la société.